Vital Randoms

Le blog de Simon Talvard-Balland

The Social Network: Facebook est mort, vive Facebook

Posted on | juillet 16, 2010 | No Comments

La bande annonce de The Social Network est sortie hier et comme le dit très bien David de Vodkaster sur Twitter, ça donne plutôt envie.

Même Mry en nourrit son Twitter-trou noir (j’en parlais ici).

Alors après je ne sais pas si c’est d’avoir mis Creep, qui plus est chanté par un chœur d’enfant en toile de fond ou autre chose, et même si un film c’est old school, c’est quand même plus glamour que Married On Myspace.

Parallèlement, les études sur Facebook pullulent, et, en bref, deux récents rapports d’eMarketer m’ont interpelé.

Le premier est assez large : Who Spends Most Time on Facebook? Il compare des catégories ethnico-sociales  avec leur temps passé sur internet et Facebook en particulier.

Pour la partie cliché, on constate que les asiatiques sont au premier plan: l’archétype de l’Otaku Japonais semble avoir la vie dure, mais il est aujourd’hui social.

Ce qui est plus drôle en revanche, c’est le rapport au revenus:

1) Quand on a pas beaucoup d’argent (comprendre ici lycéen ou étudiant), on glande pas mal sur Facebook.

2) Quand on a un petit salaire ou un salaire moyen, on a souvent le boulot assez prenant et on y passe moins de temps.

3) En revanche, et je prend le syllogisme a l’envers, si les gros revenus sont de gros Facebookers, doit on comprendre qu’ils sont en plus des glandeurs?

Le second est plus interpellant: Why Many Teens Are Moving on from Facebook ?

Si les jeunes semblent - pour partie seulement - abandonner Facebook (ou disent lâcher The Social Network, discours convenu quand un produit n’est plus assez élitiste), c’est surtout parce que c’est chiant (45% quand même).

Et c’est vrai que, sans que ce soit des teens, je commence a en trouver un certain nombre autour de moi qui sont en train de laisser tomber Facebook.

Et depuis ça, le film sonne comme la biographie d’un rêve mort.

Mais pas tout a fait encore.

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Facebook pour B2B: l’exemple d’SAP

Posted on | juillet 6, 2010 | No Comments

C’est un tweet qui m’a mis la puce à l’oreille. Un lien anodin vers un autre blog de réflexions sur les médias sociaux au design bien plus soigné que celui-ci, enfonçait le clou : on ne pourrait se positionner sur Facebook qu’en B2C.

On parle sur cet autre blog de firmament, de panthéon, de dieu, de mythologie, et au cas où l’on n’aurait pas bien compris la vocation messianique du co-créateur des lieux (avec Wordpress), il ya une belle illustration en noir et blanc.

Trêve de médisances, nous n’avons pas les mêmes préoccupations lui et moi : il se la joue communiquant philosophe, je me la pète stratégiste exécutif, en constant love & hate par rapport au marketing. Mais la fausse question « si votre communication est orientée BtoB, quel intérêt à vous placer sur une plateforme  BtoC ? » n’en est pas moins erronée (mais vous permettra de retrouver ledit blog).

Facebook n’est pas une plateforme B2C, c’est une gigantesque foire d’empoigne, il y a de tout. Et beaucoup de connexion depuis… les lieux de travail. Du coup, même pour une entreprise B2B, il y a des possibilités d’intégrer un positionnement sur Facebook dans sa longue traine, vous savez, celle qui ratisse les miettes et parfois chalute un  gros poisson, tant pis pour le néologisme je suis ici chez moi.

J’illustre ici mon propos par le travail que j’ai mené entre Aout 2008 et Avril 2010 pour l’entreprise pour laquelle je travaille, SAP (rappel : les progiciels). En parallèle de mes activités de consulting interne et de support en Search Marketing et l’élaboration de rapports divers, j’ai conçu, lancé et managé dans mon coin la première campagne Facebook du groupe (j’en suis fier), qui a fait des petits, et a surtout donné des résultats :  un lien tangible entre l’augmentation du nombre de fan sur la page centrale et les visites vers SAP.com, des taux de conversion plus qu’intéressants, une vraie communauté B2B qui vit d’elle-même, malgré les attaques de recruteurs vautours et des trolls.

On en parle ici et la, et même en coréen.

Fans et Trafic vers site web
Depuis Avril 2010 SAP a une community manager, par le souhait du leader de la stratégie-branding Media Sociaux, et c’est quand même un peu dur de laisser partir son bébé.
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#Webcream 2010, état du “marketing social”

Posted on | juin 3, 2010 | 3 Comments

L’initiative de Laurent François fait boule de neige : #Webcream vise à rassembler des avis sur l’implication des composantes dites sociales du web dans nos vies.


Le questionnaire ci-dessous parle de marketing au sens très large du terme puisque
#webcream embrasse autant le marketing que la communication, la publicité ou les PR… j’aimerais bien lire aussi les réponses d’un commercial, d’un technicien et d’un ingénieur.


Qu’est-ce qui est ouvert, là, tout de suite, dans tes onglets ou sur ton portable ?


Je suis au bureau, donc en premier Outlook, mes mails pro. L’IM interne aussi, que j’utilise pour discuter rapidement avec mes collègues à l’autre bout du monde ou de la pièce.

Deux browsers :


1) Internet explorer avec deux onglets : le portail interne de mon entreprise et le Social Media Group, sur la communauté corporate, encore une fois interne – discussions, documents participatifs, forum, espace blog – qui compte de plus en plus de membres. Je ferme IE quand j’ai trop d’onglets ouverts.


2) Chrome, qui a remplacé Firefox depuis peu car il plantait trop. Mais finalement Chrome plante aussi parfois, alors.


Dedans,
Netvibes est le seul onglet que je ne ferme jamais, parce que mon Dashboard me permet de voir en un clin d’œil si j’ai reçu de nouveaux mails perso, s’il s’est passé quelque chose sur mon Facebook, si un des nombreux blogs que je suis a été updaté. Je triche un peu car j’ai des onglets thématiques ; par exemple je ne check que rarement les nouveautés sur les quelques blogs de cuisine qui s’y trouvent.


Gmail et Facebook sont ouverts en quasi-permanence, pour le chat au cas où, et puis par habitude. J’y jette un coup d’œil rapide régulièrement. Mon entreprise ne bloque pas l’accès de ces sites, mais si tel était le cas j’y serais connecté en permanence tout de même grâce à mon IPhone.


La radio française m’accompagne souvent, France info le matin, France inter parfois dans la journée, RMC en fin d’après midi pour quelques infos sport très orientées. Je n’utilise pas de client podcast.


Excel et Power Point sont souvent présents dans mon environnement visuel, Word un peu moins, mais j’ai souvent Notepad ouvert pour sauver des idées en copier coller du web sans garder les polices ou mises en forme.

Mes six colonnes de TweetDeck tournent en fond sauf quand les notifications deviennent trop intrusives. J’ai deux comptes dont un « secret » et une recherche permanente sur #CQTM (C’est quoi ton mail?). Cependant je ne twitte vraiment plus beaucoup depuis quelques mois, tout comme je blogue peu, va comprendre.

VLC ou un lecteur media m’accompagne quand j’ai des envies de musique dont les fichier sont sur mon disque dur externe.


Quelles sont les 3 figures digitales les plus influentes pour toi en ce moment ?


En premier je dirais mon boss, Crispin Sheridan, qui a créé l’équipe de Search Marketing en 2003 alors qu’on lui disait « tu crois vraiment pouvoir vendre des logiciels avec des mots clé ?». Il me pousse et me soutiens en toutes circonstances depuis deux ans. Il est aussi une « figure digitale » hein,
demandez a Google.


Après, je n’ai jamais été fanboy, donc je vais mettre un petit joker :


En deux, la myriade de copains et de connaissances on et offline. Je dégage de cet ensemble
Thibaut Thomas avec qui je brainstorm presque tous les jours (mais ca dérape souvent sur des sujets annexe au web) et Marion Meyer – dont je ne suis pas proche du tout mais qui a (presque) toujours un avis que je partage (sur le web hein, sur les filles, les mecs et la bite elle est bien trop pathignonne pour moi).


En trois les « gros » comme Mark Zuckerberg, Steve Jobs, et les moins gros consultants, chercheurs, libres penseurs qui peuplent « mon » internet. J’ai exclu certaines starlettes de la blogosphère, mais je continue d’en suivre d’autres, de manière discrétionnaire.


Quel est le produit qui te semble le plus impactant pour les prochaines années ?


J’ai du mal à répondre à cette question, parce que je me demande avant tout « qu’est ce qu’un produit ?», et puis ca me fait penser
a cette vidéo, alors c’est drôle.


Personnellement, je souhaite qu’on invente enfin un déodorant qui ne tache plus les dessous de bras de chemise (cela dit ces taches partent facilement si on les frotte avec du vinaigre de vin avant lavage). C’est un vrai challenge.


… et plus sérieusement on pourrait parler de Business Intelligence… mais c’est peut être une idée de post !


Quelle campagne marketing (pas seulement digital) t’a marquée cette année ?


Aucune. Cela dit j’ai été comme Thibaut assez impressionné par l’histoire des couleurs de soutiens gorge sur Facebook, même si je ne suis pas d’accord : ce n’est en aucun cas une campagne, ni pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein ni pour quoi que ce soit. Il semble que ce soit un délire d’adolescente qui a probablement été récupéré, mais je penche plutôt pour une rationalisation par besoin.


La dernière pub de Nike m’a aussi beaucoup plus mais ça n’a rien à voir, malgré l’énorme fail (Walcott et Ronaldinho ne sont pas au mondial), elle arrive a garde son message principal et a vendre du rêve. Les publicités / campagnes pour l’industrie automobile m’ont toutes, sans exception, affligé (en France comme aux US).

Donne-nous une adresse vers un site / blog pas forcément très connu mais qui est inspirant pour toi marketer ?


Depuis près d’un an je n’ai pas ajouté de nouveau blog en rapport au marketing dans mon Netvibes. Twitter est devenu une de mes principales sources de liens.


Pour ceux que ca amuse, vous pouvez lire
SEO Black Hat, mais c’est assez technique. Vous pourrez y apprendre par exemple en quoi le twitter d’ Emery Doligé est un trou noir: il ne partage QUE des liens vers son blog. Que l’on apprécie le personnage ou pas, c’est assez fascinant d’un point de vue stratégique.


Quel mot ou association de mot résume ce début d’année dans l’univers marketing ?


Social bashing (option Twitter obsession).

Merci à Laurent pour l’initiative, j’espère ne pas avoir trop pollué #webcream de mes sarcasmes : je ne suis pas un passionné du Marketing et le mot lui-même a pour moi la silhouette d’une etudiante de l’EFAP (même si y en a des bien).

Aussi, je transmets le questionnaire d’autres personnes qui ne sont pas du tout marketers : joelgombin et elifsulavraie.

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Léo Apotheker quitte SAP

Posted on | février 8, 2010 | No Comments

Grand changement pour SAP cette semaine, qui heurte mon petit écosystème. Le PDG Léo Apotheker a été débarqué par le conseil de surveillance. Il se trouve que j’avais rencontré ce francophile polyglotte à Aix en Provence en juin 2007. Avec Jean-Marie Descarpentries, administrateur d’SAP France et ancien chef d’entreprise, il m’avait aidé à obtenir un stage au bureau de New York.

Il est un de mes grands modèles, de ceux qui paraissent indestructible.

Seulement mon impression aujourd’hui, c’est que « Dieu est descendu de son nuage pour remettre un peu d’ordre sur terre ». Hasso Plattner, cofondateur d’SAP et directeur du conseil de surveillance depuis sa « retraite » en 2003 l’a d’ailleurs affirmé au début de la conférence officielle ou il faisait des blagues en allemand, et qu’on lui demandait de passer a l’anglais : « I am still the chairman ».

Je peux me tromper, mais s’il fallait que je résume cette conférence en une phrase, je dirais « Léo a été renvoyé car il n’orientait pas assez la stratégie de l’entreprise vers les marchés porteurs : les logiciels de de gestion pour petites entreprises ».

Le mécontentement des actionnaires, quelques problèmes de communications internes après les réductions d’effectifs, les bénéfices en baisse en 2009 et des divergences évidentes entre les deux titans Hasso et Léo complètent le tableau…

Denis Howlett, se faisant l’écho d’Hasso, parle de « reconstruire la confiance » comme objectif numéro un.

Atmosphère tendue donc ; une femme a posé une question qui cristallise les tensions : « au départ de Shai Agassi, vous nous aviez promis du changement, nous n’avons riens vu. Pourquoi devrait-on vous croire aujourd’hui ? ».

Ce que je trouve prometteur dans ce virage, c’est que SAP revienne a une direction bicéphale, sous le nuage du conseil de surveillance : Jim Snabe, européen et au discours précis attaché aux produits et aux ingénieurs et Bill McDermott, américain très commercial, proche du terrain et des marketers sont donc désormais co-CEO. Pour une entreprise caractérisée par sa double origine (allemande mais née d’une bouture de l’américain IBM), c’est presque indispensable.

De grands changements annoncés donc, mais sous l’ombre de la montagne qui s’ébroue, je ne sais toujours pas ou je serais après le mois d’octobre. Je continue d’observer, de remplir mes calepins. Ma première boite est décidément passionnante en plus d’être incroyablement attachante. Je fais des paris, des prévisions, mais de la a dire comme Henri Isaac que SAP et Microsoft fusionneront dans le futur il n’y a qu’un pas que je ne franchis pas.

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Le prix de l’absence de culture, Pertuis 84120

Posted on | décembre 15, 2009 | 3 Comments

Note : ce blog au trafic plus que modeste accueille aujourd’hui un pamphlet politique. Pourquoi ? Parce que bien qu’aux États-Unis depuis plus d’un an et demi, je refuse de voir la France, ma France, s’enfoncer dans un marasme culturel. Parce que sans culture il n’y a pas d’innovation, pas de croissance, pas de discussion, pas de bonheur au quotidien, voici une brève histoire de Pertuis, la ville dans laquelle je suis né, il y a 24 ans et des brouettes. Merci de la faire voyager, elle a certainement plus d’une analogie avec de nombreuses autres communes.

Pertuis est une petite ville de Provence dont l’histoire se résume en quelques étapes.

Au moyen âge, sa position stratégique sur la route des Alpes lui permettait de prélever un droit de passage de la Durance pour ceux qui venaient depuis Dignes ou Manosque vers Aix et Marseille. Certains s’y arrêtaient aussi parfois le temps d’une nuit avant de rejoindre Avignon, la cité des Papes. De cette première vie lucrative bien que peu glorieuse dans l’ombre des villes environnantes, Pertuis garde en mémoire qu’elle se mit a produire des pommes de terres renommées dans les alluvions de la rivière de Bosco, avant que celle-ci ne soit domestiquée. Villelaure produit bien des artichauts violets.

Puis le monde moderne est arrivé et avec lui de nouveaux problèmes. Si la ville prospéra grâce au commerce, au développement du Pays d’Aigues (notamment l’élevage des vers a soie) et à son soutien sans faille à la couronne dans la persécution des Vaudois, le XIXe siècle est plus complexe. Un pont suspendu est construit sur la Durance, puis une ligne de chemin de fer. La ville se gausse de son usine électrique dernier cri en 1887. Lorsque la Durance se calme presque définitivement grâce au barrage de Serre Ponçons en 1952, il est fait table rase du passé.

Car la petite bourgade est une zone franche un peu particulière. Coupée du Vaucluse par le Luberon, des Bouches du Rhône par la large rivière, un certain nombre de personnes peu recommandables viennent s’y installer le temps de se faire oublier. Tout change en 1963 lorsque la France du Général de Gaulle et le Commissariat à l’énergie atomique octroient à la région le centre de Cadarache ; fleuron de la recherche nucléaire et pourvoyeur de quelques 6000 emplois directs. La population de pertuis double en trente ans.

Je n’ai jamais aimé l’image que me renvoie Pertuis depuis que j’y suis né. Cette ville, grain de beauté au carrefour des cultures, est devenue au fil des âges comme une pustule au milieu d’une des plus belles régions du monde. Malgré la volonté et les efforts de quelques uns, c’est un gâchis monumental, un ramassis de rancœurs archaïques, de mauvaises gestions et un melting pot jamais assumé. Triste. Peut être même catastrophique depuis mars 2008 et l’élection de Roger Pellenc.

En tant que chef d’entreprise, je respecte son succès. Mais l’homme est un Jean-Jacques Castella, il se pique de politique comme l’autre de culture, mais n’en devient pas pour autant ridiculement attachant. Ses décisions stratégiques sont dénuées de vision à long terme et ne cherchent qu’à flatter la tranche troisième âge de son électorat, celle qui a depuis longtemps abandonnée de voir en Pertuis une ville ambitieuse sur le plan de la culture et de l’innovation.

J’ai ce matin reçu la lettre ouverte de Daniel Dahl (cliquez sur le liens pour ouvrir le document en format PDF), ancien directeur de l’école de Musique Intercommunale du Sud Luberon, institution aujourd’hui branlante dans laquelle j’ai passé bien plus que de très nombreuses heures de mon enfance et de mon adolescence. J’en ai presque pleuré.

Les fait en brefs : sous prétexte d’économies, Roger Pellenc et son conseil municipal décident une profonde refonte de l’école de musique, afin que celle-ci devienne municipale et non plus intercommunale ; Pertuis étant la plus grande ville du sud Luberon, elle finançait la grande majorité du budget. Par un certain nombre de manœuvres, le travail de plusieurs années d’une équipe soudée s’est écroulé, les subventions coupées, le directeur viré comme un coach de foot dont les résultats ne coïncident pas avec les attentes populaires, les plus opportunistes se ralliant à la cause du nouveau berger. Je ne leur en veux même pas.

Il faut que cela se sache ; Roger Pellenc est une huile dans les deux sens du terme, marseillais d’abord ; un élu enguirlandé qui se pavane, au sens propre ensuite ; sa communication glisse sur tout support et laisse une impression poisseuse de mauvaise fois. On dirait du Lefebvre, ça pue le Sarkozy. Il élude les questions gênantes pour insister sur des points futiles, installe des cameras de surveillance dans les rues, une pour trois cent habitants.

Si les Pertuisiens sont d’accord avec tout ça alors moi aussi je dis halte à tout.

Je ne crois pas être prêt à rentrer en France de sitôt.

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Social Washing

Posted on | novembre 10, 2009 | 1 Comment

En guise d’introduction je tenais à souhaiter un joyeux demi-anniversaire à Muriel pour son excellent Greenwasher et sa vision « des marques engagées et de la communication du développement durable».

J’aime The Greenwasher parce que ses collages font toujours mouche, qu’ils sont une belle façon de se brander (il parait que le mot existe) et que le contenu du blog est le fruit d’un vrai travail de veille et d’analyse.

J’aime aussi qu’il épingle ces marques, qui de plus ou moins loin greenwash leur public; parfois scandaleuses, plus souvent ridicules. Le Social Washing part du même principe : le Social, le participatif, l’intégration des clients/consommateurs dans les processus marketings et communicationnels est a la mode. Las, beaucoup n’ont rien compris mais sont persuadés que c’est une tendance sur laquelle on peut surfer sans risque.

Ce qui me connaissent le savent. Je ne suis paradoxalement pas un grand fan des métiers de la publicité; certes l’époque dorée narrée dans 99 francs est bien révolue mais on peut toujours se gaver sur du vent, en profitant de la crédulité du monde, et quelque part ça me dérange.

Trois exemples m’ont frappés au visage ces dernières semaines, en grand sur Houston Street, au hasard d’un site web d’informations sportives, et a la page 20 du dernier New Yorker. Trois marques : Microsoft, Yahoo! et HTC. C’est un total hasard d’ailleurs si ces marques sont en délicatesse avec leur cible par rapport a certains de leurs concurrents.

Windows 7: I’m a PC and Windows 7 was my idea.

Mon cul oui. De plus ce n’est pas en affichant cette saloperie en 10 x 30 mètres sur les façades des capitales du monde que l’imaginaire des gens va changer : Microsoft, vous avez merdé avec Vista et heureusement que vous avez écouté vos clients. De toutes façons vous n’aviez pas le choix: Je ne connais personne qui ait noté une amélioration entre XP et Vista, plutôt une régression, et il n’y a pas pire que des clients mécontent. Le pire c’est qu’ils semblent très fiers de leur campagne de pub. On dirait qu’ils ne réalisent pas que leur image a été abimée pour longtemps… N’en déplaise à gregdek.

Windows 7

HTC My Touch 3G.

Dites moi : heureusement que le contenu de mon téléphone portable est 100% unique. Vous imaginez avoir les mêmes texto, les même mails, les mêmes photos que votre voisin ? On est au delà du ridicule avec leurs boites en plastique made en série in Taiwan. L’objet devient unique en fonction de ce qu’en fait l’utilisateur non ? Et c’est valable pour un HTC touch, un Iphone ou un Nokia 3210…

HTC Touch

Yahoo! It’s Y!™ou.

Yahoo

La meilleure de l’année : The Web the Way You Want it. C’est à dire gratuit, immédiate, rapide, ordonnée, sans bug, disponible partout? Ou est ce qu’ils parlent simplement de la plateforme Yahoo! redésignée ? Pourtant ils ont des bons éléments dans cette entreprise, j’ai eu l’occasion d’échanger avec un des directeurs de Yahoo! Search Marketing qui était loin d’être a cote de la plaque… Mais la, pour paraphraser JB « ils faut qu’ils virent leur agence de pub ».

Il y a une chose qui me choque dans l’ensemble de ces réclames de bas étage, outre qu’elles ont du couter autant d’argent que ce qu’il faudrait pour nourrir la moitié de l’Afrique : l’emploi d’acteurs professionnels qui font semblant d’apporter leur témoignage de « real people ».  En quoi Sister Act est elle une caution Social Media? Elle est en promo? Il serait peut être bon de leur rappeler que pour être social, au delà des tactiques, il faut être soit même réel, transparent et humble, penser global pour cibler précisément les individualités pour lesquelles on travailles et que l’on se doit de remercier de leur implication. Même si c’est juste dire Merci sur Twitter…

Et vous, que pensez vous du Social Washing?

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Travaille-t-on plus outre atlantique?

Posted on | octobre 28, 2009 | 1 Comment

Ce billet, je l’ai promis depuis longtemps, et il a besoin de vos commentaires pour évoluer.
Aidez-moi à comprendre.

Le fait est qu’on ne gère pas son emploi du temps professionnel de la même manière en France et aux États Unis, ni d’ailleurs à Paris et en Province. Et c’est encore différent lorsque l’on est dans une entreprise globale.

Depuis un an et demi que j’ai rejoins cette dernière catégorie, j’ai pu observer les différences. Voici en gros mes horaires lorsque je suis a New York, et ceux dans la capitale de l’hexagone :

New York : 8h par jour, 39h par semaine, 1872 heures par an (avec 4 semaines de vacances)

J’arrive au bureau vers 9h le matin, parfois un peu plus tôt, presque jamais plus tard (sauf accident). Entre 8h et 9h30 tous mes collègues ou presque se sont installés, le café est bu.

Je rentre chez moi à partir de 17h. Souvent un peu plus tard, mais dans tous les cas, le bureau est vide au 9/10e à 18h30. Je ne prends pas de pause déjeunera à proprement parler, une demi heure maximum pour manger mes tacos en discutant du World Series.

Je travaille moins le Vendredi. Souvent, comme beaucoup, je reste même chez moi, utilisant cette merveilleuse invention qu’est la connexion à distance, ce qui me permet de soigner en douceur mon mal de tête consécutif aux durs jeudis soir et de faire sécher mon vernis à ongles. Cette situation tend à se raréfier, mais ces Casual Fridays sont souvent finis vers 16h, et je ne parle pas en mon nom propre.

Paris : 9h par jour, 45h par semaine, 2070 heures par an (avec 6 semaines de vacances)

Entre Mai et Octobre 2009. Je n’arrive pas au bureau avant 9h30. 10h c’est tard, 9h, c’est trop tôt. Un seul de mes collègues est toujours sur place avant. Malgré tout, je prends toujours une petite pause-déjeuner entre 13h et 14h, enfin, la plupart du temps comme les autres occupants du 11e étage. L’après midi s’avère pourtant interminable, et la pression inhérente à l’open space me force à rester sur mon siège jusqu’à 18-19h, dans le meilleurs des cas…

Le vendredi est un jour comme un autre, et je m’efforce de travailler à distance ce jour là, de toutes façons j’explose déjà mes 35 heures hebdomadaires le jeudi soir.

Bien sur dans les deux bureaux il y a les coups de bourre, les coups de mou. Mais comment explique-t-on cette légendaire « douceur » de vivre toute française quand mes soirées de loisir sont en moyenne 100% plus longues sur Manhattan ? J’ai une hypothèse de comptoir qui n’engage que moi:

la France sous couvert de 6 semaines de vacances par ans (contre entre 2 et 4 aux US) en devient plus rigide : laisser de la souplesse aux employés (dans mes observations, il s’agit majoritairement de cadres) c’est dans l’imaginaire collectif la porte ouverte à toutes les fenêtres non ? Le pire c’est qu’il me semble que ce soient ceux même qui s’imposent cette pression, à part peut être chez France Télécom, mais c’est un autre débat…

En même temps, j’ai ouïe dire qu’un Notaire employé par une firme internationale travaille dans le sud de la France toutes les nuits entre 3 et 9h du matin. Le reste du temps, il retape une vieille bâtisse, et quelque part, je trouve ça beau.

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The Twitter Experience

Posted on | juillet 21, 2009 | 2 Comments

L’autre soir je regardais The Girlfriend Experience, vous savez le film avec Sacha Grey, soit-disant plus connue en tant qu’actrice X (mais ce n’est plus le cas). Le film est assez peu novateur, bien qu’avec le recul j’ai assez apprécié. Pour les amateur, c’est la même façon de filmer et la même façon d’aborder un semi-tabou du sexe de notre époque post-feministe qu’est la prostitution que She Hate Me de Spike Lee.

Mais trêve de plaisanteries. Je twitte donc ma frustration.

screenshot

Puis je sors boire un verre (un reste de vodka, une demi pastèque, une bouteille de limonade bien fraiche et nous voila aussi bien frais) et manger une glace riche des salmonelloses de ses multiples décongélations.

Avant minuit, je rentre, je jette un œil sur mon client. Oh stupeur, l’équipe de The GirlFriend Experience France a réagit à mon tweet….

gfe

Je m’excite, je m’extasie… et je me rend compte qu’il ne s’agit pas du tout du même film mais d’une petite production canadienne. Merde. C’était bien gentil de leur part, mais ils ont supprimé le tweet dans l’heure. Désarrois. Mais c’était drôle quand même.

#quandjaicompris

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Au temps pour moi

Posted on | juillet 1, 2009 | No Comments

Une assez longue absence pour être remarquée, tant par la fréquentation de ces pages, boostée, si peu, par quelques techniques de SEO héritées du hasard, que par le déclin impressionnant de mes gains Adsense (je vous invite d’ailleurs à cliquer sur le petit lien sur la droite). Je ne serai pas millionnaire grâce à la pub cet été, c’est presque sur.

Depuis la fin Avril, ma vie a été rythmée par un déménagement sans camion, un stockage de vie dans quatre mètres cube, moultes voyages en avion, voiture et train, des visites de villes et de campagnes en Europe, des sorties culturelles ou pas et un détartrage chez le dentiste.

Je ne suis rentré en France que temporairement, et croise les doigts pour que mon nouveau visa me soit accordé avant le 19 Aout. Je suis toujours en stage chez SAP, depuis plus de 14 mois, mais cette situation ne me déplaît pas même si j’aimerais en connaitre l’issue. A ce propos plusieurs pistes s’ouvrent et donnent du piquant à mes journées.

Quand à ce blog, il a besoin d’un bon coup de jeune. Un peu de fraicheur dans ce thème, un peu de renouveau dans ses articles. Qu’il reste Vital Randoms, mon anagramme me convient, que l’url reste à mon nom aussi. L’été s’avérera probablement une période propice à une mue, mais de vrais articles construits viendrons plutôt avec l’été indiens / les premiers frimas Européens, sur une thématique toujours proche du web, bien sur, on ne se refait pas.

A bientôt donc.
Simon
+336 2198 3852

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Évolution des modèles d’organisation

Posted on | avril 30, 2009 | No Comments

Commençons la saga de façon soft avec un théorie intéressante, qui n’est pas la mienne, mais qui me plait bien. Encore une fois, c’est une histoire d’analogies:

L’organisation du management en général, celui des hommes en particulier, suit avec une longueur de retard l’évolution des systèmes d’information. C’est encore plus vrai dans les secteurs liés aux Technologies de l’information puisque l’on peut tracer la chaine.

Faisons court en texte, riche en exemples:

  1. Les années 60-70 ont consacré la centralisation. D’abord des données dans des gros ordinateurs centraux, puis des hiérarchies RH, un marché tourné vers les entreprises, et des leaders du secteur IT comme IBM.
  2. Les années 80-90 voient la naissance de la micro-informatique et de la décentralisation des machines, du management. La mise en réseau apparait, mais le marché est encore dominé par les entreprises, ce qui permet l’éclosion de nouveaux leaders comme Microsoft.
  3. Dès la fin des années 90, l’explosion d’internet change encore la donne. “Think global act local” crée un néologisme, glocal. Les clients sont partout, dans des grosses entreprises comme dans des micro-structures unipersonnelles, et Google bat en 2007 tous les records de vente d’Adwords. Impensable 10 ans plus tôt.

La suite est encore de la sciences fiction. Pourtant quelques enjeux se détachent: le stockage de grandes quantités de données devient possible dans des espaces beaucoup plus faible, la vitesse de connexion au réseau prend ainsi une importance croissante. La frontière entre les entreprises et les particuliers est plus ténue que jamais, les marchés sont démultipliés et les leaders s’organisent de façon oligarchique. Soyons pompeux, le temps est venu de la permanence.

Dans cet environnement, il faut encore se situer, dénicher les virtualités et se placer au plus proche des nouveaux besoins de ses clients. Innover les métiers de demain.

iphone1983

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