Vital Randoms

Le blog de Simon Talvard-Balland

Léo Apotheker quitte SAP

Posted on | février 8, 2010 | No Comments

Grand changement pour SAP cette semaine, qui heurte mon petit écosystème. Le PDG Léo Apotheker a été débarqué par le conseil de surveillance. Il se trouve que j’avais rencontré ce francophile polyglotte à Aix en Provence en juin 2007. Avec Jean-Marie Descarpentries, administrateur d’SAP France et ancien chef d’entreprise, il m’avait aidé à obtenir un stage au bureau de New York.

Il est un de mes grands modèles, de ceux qui paraissent indestructible.

Seulement mon impression aujourd’hui, c’est que « Dieu est descendu de son nuage pour remettre un peu d’ordre sur terre ». Hasso Plattner, cofondateur d’SAP et directeur du conseil de surveillance depuis sa « retraite » en 2003 l’a d’ailleurs affirmé au début de la conférence officielle ou il faisait des blagues en allemand, et qu’on lui demandait de passer a l’anglais : « I am still the chairman ».

Je peux me tromper, mais s’il fallait que je résume cette conférence en une phrase, je dirais « Léo a été renvoyé car il n’orientait pas assez la stratégie de l’entreprise vers les marchés porteurs : les logiciels de de gestion pour petites entreprises ».

Le mécontentement des actionnaires, quelques problèmes de communications internes après les réductions d’effectifs, les bénéfices en baisse en 2009 et des divergences évidentes entre les deux titans Hasso et Léo complètent le tableau…

Denis Howlett, se faisant l’écho d’Hasso, parle de « reconstruire la confiance » comme objectif numéro un.

Atmosphère tendue donc ; une femme a posé une question qui cristallise les tensions : « au départ de Shai Agassi, vous nous aviez promis du changement, nous n’avons riens vu. Pourquoi devrait-on vous croire aujourd’hui ? ».

Ce que je trouve prometteur dans ce virage, c’est que SAP revienne a une direction bicéphale, sous le nuage du conseil de surveillance : Jim Snabe, européen et au discours précis attaché aux produits et aux ingénieurs et Bill McDermott, américain très commercial, proche du terrain et des marketers sont donc désormais co-CEO. Pour une entreprise caractérisée par sa double origine (allemande mais née d’une bouture de l’américain IBM), c’est presque indispensable.

De grands changements annoncés donc, mais sous l’ombre de la montagne qui s’ébroue, je ne sais toujours pas ou je serais après le mois d’octobre. Je continue d’observer, de remplir mes calepins. Ma première boite est décidément passionnante en plus d’être incroyablement attachante. Je fais des paris, des prévisions, mais de la a dire comme Henri Isaac que SAP et Microsoft fusionneront dans le futur il n’y a qu’un pas que je ne franchis pas.

Bookmark and Share

Le prix de l’absence de culture, Pertuis 84120

Posted on | décembre 15, 2009 | 3 Comments

Note : ce blog au trafic plus que modeste accueille aujourd’hui un pamphlet politique. Pourquoi ? Parce que bien qu’aux États-Unis depuis plus d’un an et demi, je refuse de voir la France, ma France, s’enfoncer dans un marasme culturel. Parce que sans culture il n’y a pas d’innovation, pas de croissance, pas de discussion, pas de bonheur au quotidien, voici une brève histoire de Pertuis, la ville dans laquelle je suis né, il y a 24 ans et des brouettes. Merci de la faire voyager, elle a certainement plus d’une analogie avec de nombreuses autres communes.

Pertuis est une petite ville de Provence dont l’histoire se résume en quelques étapes.

Au moyen âge, sa position stratégique sur la route des Alpes lui permettait de prélever un droit de passage de la Durance pour ceux qui venaient depuis Dignes ou Manosque vers Aix et Marseille. Certains s’y arrêtaient aussi parfois le temps d’une nuit avant de rejoindre Avignon, la cité des Papes. De cette première vie lucrative bien que peu glorieuse dans l’ombre des villes environnantes, Pertuis garde en mémoire qu’elle se mit a produire des pommes de terres renommées dans les alluvions de la rivière de Bosco, avant que celle-ci ne soit domestiquée. Villelaure produit bien des artichauts violets.

Puis le monde moderne est arrivé et avec lui de nouveaux problèmes. Si la ville prospéra grâce au commerce, au développement du Pays d’Aigues (notamment l’élevage des vers a soie) et à son soutien sans faille à la couronne dans la persécution des Vaudois, le XIXe siècle est plus complexe. Un pont suspendu est construit sur la Durance, puis une ligne de chemin de fer. La ville se gausse de son usine électrique dernier cri en 1887. Lorsque la Durance se calme presque définitivement grâce au barrage de Serre Ponçons en 1952, il est fait table rase du passé.

Car la petite bourgade est une zone franche un peu particulière. Coupée du Vaucluse par le Luberon, des Bouches du Rhône par la large rivière, un certain nombre de personnes peu recommandables viennent s’y installer le temps de se faire oublier. Tout change en 1963 lorsque la France du Général de Gaulle et le Commissariat à l’énergie atomique octroient à la région le centre de Cadarache ; fleuron de la recherche nucléaire et pourvoyeur de quelques 6000 emplois directs. La population de pertuis double en trente ans.

Je n’ai jamais aimé l’image que me renvoie Pertuis depuis que j’y suis né. Cette ville, grain de beauté au carrefour des cultures, est devenue au fil des âges comme une pustule au milieu d’une des plus belles régions du monde. Malgré la volonté et les efforts de quelques uns, c’est un gâchis monumental, un ramassis de rancœurs archaïques, de mauvaises gestions et un melting pot jamais assumé. Triste. Peut être même catastrophique depuis mars 2008 et l’élection de Roger Pellenc.

En tant que chef d’entreprise, je respecte son succès. Mais l’homme est un Jean-Jacques Castella, il se pique de politique comme l’autre de culture, mais n’en devient pas pour autant ridiculement attachant. Ses décisions stratégiques sont dénuées de vision à long terme et ne cherchent qu’à flatter la tranche troisième âge de son électorat, celle qui a depuis longtemps abandonnée de voir en Pertuis une ville ambitieuse sur le plan de la culture et de l’innovation.

J’ai ce matin reçu la lettre ouverte de Daniel Dahl (cliquez sur le liens pour ouvrir le document en format PDF), ancien directeur de l’école de Musique Intercommunale du Sud Luberon, institution aujourd’hui branlante dans laquelle j’ai passé bien plus que de très nombreuses heures de mon enfance et de mon adolescence. J’en ai presque pleuré.

Les fait en brefs : sous prétexte d’économies, Roger Pellenc et son conseil municipal décident une profonde refonte de l’école de musique, afin que celle-ci devienne municipale et non plus intercommunale ; Pertuis étant la plus grande ville du sud Luberon, elle finançait la grande majorité du budget. Par un certain nombre de manœuvres, le travail de plusieurs années d’une équipe soudée s’est écroulé, les subventions coupées, le directeur viré comme un coach de foot dont les résultats ne coïncident pas avec les attentes populaires, les plus opportunistes se ralliant à la cause du nouveau berger. Je ne leur en veux même pas.

Il faut que cela se sache ; Roger Pellenc est une huile dans les deux sens du terme, marseillais d’abord ; un élu enguirlandé qui se pavane, au sens propre ensuite ; sa communication glisse sur tout support et laisse une impression poisseuse de mauvaise fois. On dirait du Lefebvre, ça pue le Sarkozy. Il élude les questions gênantes pour insister sur des points futiles, installe des cameras de surveillance dans les rues, une pour trois cent habitants.

Si les Pertuisiens sont d’accord avec tout ça alors moi aussi je dis halte à tout.

Je ne crois pas être prêt à rentrer en France de sitôt.

Bookmark and Share

Social Washing

Posted on | novembre 10, 2009 | 1 Comment

En guise d’introduction je tenais à souhaiter un joyeux demi-anniversaire à Muriel pour son excellent Greenwasher et sa vision « des marques engagées et de la communication du développement durable».

J’aime The Greenwasher parce que ses collages font toujours mouche, qu’ils sont une belle façon de se brander (il parait que le mot existe) et que le contenu du blog est le fruit d’un vrai travail de veille et d’analyse.

J’aime aussi qu’il épingle ces marques, qui de plus ou moins loin greenwash leur public; parfois scandaleuses, plus souvent ridicules. Le Social Washing part du même principe : le Social, le participatif, l’intégration des clients/consommateurs dans les processus marketings et communicationnels est a la mode. Las, beaucoup n’ont rien compris mais sont persuadés que c’est une tendance sur laquelle on peut surfer sans risque.

Ce qui me connaissent le savent. Je ne suis paradoxalement pas un grand fan des métiers de la publicité; certes l’époque dorée narrée dans 99 francs est bien révolue mais on peut toujours se gaver sur du vent, en profitant de la crédulité du monde, et quelque part ça me dérange.

Trois exemples m’ont frappés au visage ces dernières semaines, en grand sur Houston Street, au hasard d’un site web d’informations sportives, et a la page 20 du dernier New Yorker. Trois marques : Microsoft, Yahoo! et HTC. C’est un total hasard d’ailleurs si ces marques sont en délicatesse avec leur cible par rapport a certains de leurs concurrents.

Windows 7: I’m a PC and Windows 7 was my idea.

Mon cul oui. De plus ce n’est pas en affichant cette saloperie en 10 x 30 mètres sur les façades des capitales du monde que l’imaginaire des gens va changer : Microsoft, vous avez merdé avec Vista et heureusement que vous avez écouté vos clients. De toutes façons vous n’aviez pas le choix: Je ne connais personne qui ait noté une amélioration entre XP et Vista, plutôt une régression, et il n’y a pas pire que des clients mécontent. Le pire c’est qu’ils semblent très fiers de leur campagne de pub. On dirait qu’ils ne réalisent pas que leur image a été abimée pour longtemps… N’en déplaise à gregdek.

Windows 7

HTC My Touch 3G.

Dites moi : heureusement que le contenu de mon téléphone portable est 100% unique. Vous imaginez avoir les mêmes texto, les même mails, les mêmes photos que votre voisin ? On est au delà du ridicule avec leurs boites en plastique made en série in Taiwan. L’objet devient unique en fonction de ce qu’en fait l’utilisateur non ? Et c’est valable pour un HTC touch, un Iphone ou un Nokia 3210…

HTC Touch

Yahoo! It’s Y!™ou.

Yahoo

La meilleure de l’année : The Web the Way You Want it. C’est à dire gratuit, immédiate, rapide, ordonnée, sans bug, disponible partout? Ou est ce qu’ils parlent simplement de la plateforme Yahoo! redésignée ? Pourtant ils ont des bons éléments dans cette entreprise, j’ai eu l’occasion d’échanger avec un des directeurs de Yahoo! Search Marketing qui était loin d’être a cote de la plaque… Mais la, pour paraphraser JB « ils faut qu’ils virent leur agence de pub ».

Il y a une chose qui me choque dans l’ensemble de ces réclames de bas étage, outre qu’elles ont du couter autant d’argent que ce qu’il faudrait pour nourrir la moitié de l’Afrique : l’emploi d’acteurs professionnels qui font semblant d’apporter leur témoignage de « real people ».  En quoi Sister Act est elle une caution Social Media? Elle est en promo? Il serait peut être bon de leur rappeler que pour être social, au delà des tactiques, il faut être soit même réel, transparent et humble, penser global pour cibler précisément les individualités pour lesquelles on travailles et que l’on se doit de remercier de leur implication. Même si c’est juste dire Merci sur Twitter…

Et vous, que pensez vous du Social Washing?

Bookmark and Share

Travaille-t-on plus outre atlantique?

Posted on | octobre 28, 2009 | 1 Comment

Ce billet, je l’ai promis depuis longtemps, et il a besoin de vos commentaires pour évoluer.
Aidez-moi à comprendre.

Le fait est qu’on ne gère pas son emploi du temps professionnel de la même manière en France et aux États Unis, ni d’ailleurs à Paris et en Province. Et c’est encore différent lorsque l’on est dans une entreprise globale.

Depuis un an et demi que j’ai rejoins cette dernière catégorie, j’ai pu observer les différences. Voici en gros mes horaires lorsque je suis a New York, et ceux dans la capitale de l’hexagone :

New York : 8h par jour, 39h par semaine, 1872 heures par an (avec 4 semaines de vacances)

J’arrive au bureau vers 9h le matin, parfois un peu plus tôt, presque jamais plus tard (sauf accident). Entre 8h et 9h30 tous mes collègues ou presque se sont installés, le café est bu.

Je rentre chez moi à partir de 17h. Souvent un peu plus tard, mais dans tous les cas, le bureau est vide au 9/10e à 18h30. Je ne prends pas de pause déjeunera à proprement parler, une demi heure maximum pour manger mes tacos en discutant du World Series.

Je travaille moins le Vendredi. Souvent, comme beaucoup, je reste même chez moi, utilisant cette merveilleuse invention qu’est la connexion à distance, ce qui me permet de soigner en douceur mon mal de tête consécutif aux durs jeudis soir et de faire sécher mon vernis à ongles. Cette situation tend à se raréfier, mais ces Casual Fridays sont souvent finis vers 16h, et je ne parle pas en mon nom propre.

Paris : 9h par jour, 45h par semaine, 2070 heures par an (avec 6 semaines de vacances)

Entre Mai et Octobre 2009. Je n’arrive pas au bureau avant 9h30. 10h c’est tard, 9h, c’est trop tôt. Un seul de mes collègues est toujours sur place avant. Malgré tout, je prends toujours une petite pause-déjeuner entre 13h et 14h, enfin, la plupart du temps comme les autres occupants du 11e étage. L’après midi s’avère pourtant interminable, et la pression inhérente à l’open space me force à rester sur mon siège jusqu’à 18-19h, dans le meilleurs des cas…

Le vendredi est un jour comme un autre, et je m’efforce de travailler à distance ce jour là, de toutes façons j’explose déjà mes 35 heures hebdomadaires le jeudi soir.

Bien sur dans les deux bureaux il y a les coups de bourre, les coups de mou. Mais comment explique-t-on cette légendaire « douceur » de vivre toute française quand mes soirées de loisir sont en moyenne 100% plus longues sur Manhattan ? J’ai une hypothèse de comptoir qui n’engage que moi:

la France sous couvert de 6 semaines de vacances par ans (contre entre 2 et 4 aux US) en devient plus rigide : laisser de la souplesse aux employés (dans mes observations, il s’agit majoritairement de cadres) c’est dans l’imaginaire collectif la porte ouverte à toutes les fenêtres non ? Le pire c’est qu’il me semble que ce soient ceux même qui s’imposent cette pression, à part peut être chez France Télécom, mais c’est un autre débat…

En même temps, j’ai ouïe dire qu’un Notaire employé par une firme internationale travaille dans le sud de la France toutes les nuits entre 3 et 9h du matin. Le reste du temps, il retape une vieille bâtisse, et quelque part, je trouve ça beau.

Bookmark and Share

The Twitter Experience

Posted on | juillet 21, 2009 | 2 Comments

L’autre soir je regardais The Girlfriend Experience, vous savez le film avec Sacha Grey, soit-disant plus connue en tant qu’actrice X (mais ce n’est plus le cas). Le film est assez peu novateur, bien qu’avec le recul j’ai assez apprécié. Pour les amateur, c’est la même façon de filmer et la même façon d’aborder un semi-tabou du sexe de notre époque post-feministe qu’est la prostitution que She Hate Me de Spike Lee.

Mais trêve de plaisanteries. Je twitte donc ma frustration.

screenshot

Puis je sors boire un verre (un reste de vodka, une demi pastèque, une bouteille de limonade bien fraiche et nous voila aussi bien frais) et manger une glace riche des salmonelloses de ses multiples décongélations.

Avant minuit, je rentre, je jette un œil sur mon client. Oh stupeur, l’équipe de The GirlFriend Experience France a réagit à mon tweet….

gfe

Je m’excite, je m’extasie… et je me rend compte qu’il ne s’agit pas du tout du même film mais d’une petite production canadienne. Merde. C’était bien gentil de leur part, mais ils ont supprimé le tweet dans l’heure. Désarrois. Mais c’était drôle quand même.

#quandjaicompris

Bookmark and Share

Au temps pour moi

Posted on | juillet 1, 2009 | No Comments

Une assez longue absence pour être remarquée, tant par la fréquentation de ces pages, boostée, si peu, par quelques techniques de SEO héritées du hasard, que par le déclin impressionnant de mes gains Adsense (je vous invite d’ailleurs à cliquer sur le petit lien sur la droite). Je ne serai pas millionnaire grâce à la pub cet été, c’est presque sur.

Depuis la fin Avril, ma vie a été rythmée par un déménagement sans camion, un stockage de vie dans quatre mètres cube, moultes voyages en avion, voiture et train, des visites de villes et de campagnes en Europe, des sorties culturelles ou pas et un détartrage chez le dentiste.

Je ne suis rentré en France que temporairement, et croise les doigts pour que mon nouveau visa me soit accordé avant le 19 Aout. Je suis toujours en stage chez SAP, depuis plus de 14 mois, mais cette situation ne me déplaît pas même si j’aimerais en connaitre l’issue. A ce propos plusieurs pistes s’ouvrent et donnent du piquant à mes journées.

Quand à ce blog, il a besoin d’un bon coup de jeune. Un peu de fraicheur dans ce thème, un peu de renouveau dans ses articles. Qu’il reste Vital Randoms, mon anagramme me convient, que l’url reste à mon nom aussi. L’été s’avérera probablement une période propice à une mue, mais de vrais articles construits viendrons plutôt avec l’été indiens / les premiers frimas Européens, sur une thématique toujours proche du web, bien sur, on ne se refait pas.

A bientôt donc.
Simon
+336 2198 3852

Bookmark and Share

Évolution des modèles d’organisation

Posted on | avril 30, 2009 | No Comments

Commençons la saga de façon soft avec un théorie intéressante, qui n’est pas la mienne, mais qui me plait bien. Encore une fois, c’est une histoire d’analogies:

L’organisation du management en général, celui des hommes en particulier, suit avec une longueur de retard l’évolution des systèmes d’information. C’est encore plus vrai dans les secteurs liés aux Technologies de l’information puisque l’on peut tracer la chaine.

Faisons court en texte, riche en exemples:

  1. Les années 60-70 ont consacré la centralisation. D’abord des données dans des gros ordinateurs centraux, puis des hiérarchies RH, un marché tourné vers les entreprises, et des leaders du secteur IT comme IBM.
  2. Les années 80-90 voient la naissance de la micro-informatique et de la décentralisation des machines, du management. La mise en réseau apparait, mais le marché est encore dominé par les entreprises, ce qui permet l’éclosion de nouveaux leaders comme Microsoft.
  3. Dès la fin des années 90, l’explosion d’internet change encore la donne. “Think global act local” crée un néologisme, glocal. Les clients sont partout, dans des grosses entreprises comme dans des micro-structures unipersonnelles, et Google bat en 2007 tous les records de vente d’Adwords. Impensable 10 ans plus tôt.

La suite est encore de la sciences fiction. Pourtant quelques enjeux se détachent: le stockage de grandes quantités de données devient possible dans des espaces beaucoup plus faible, la vitesse de connexion au réseau prend ainsi une importance croissante. La frontière entre les entreprises et les particuliers est plus ténue que jamais, les marchés sont démultipliés et les leaders s’organisent de façon oligarchique. Soyons pompeux, le temps est venu de la permanence.

Dans cet environnement, il faut encore se situer, dénicher les virtualités et se placer au plus proche des nouveaux besoins de ses clients. Innover les métiers de demain.

iphone1983

Bookmark and Share

Agences vs Clients, le faux débat du web

Posted on | avril 29, 2009 | 2 Comments

Le temps passe et je reste Français, même si je travaille surtout avec des américains, des allemands, des canadiens, un argentin… rien n’y fait et mon réseau est ostensiblement orientée vers l’hexagone. Je m’informe des ragots circulants dans mes cercles d’amis qui se sont d’ailleurs restreints depuis le début de la fin des études, je pique aussi ça et là des données et rumeurs concernant des gens avec qui je n’ai plus aucun contact. Je suis les opérations politiques et commerciales qui buzzent, connait malgré moi une partie des programmes télé, les sorties médiatiques de nos dirigeants nationaux ou locaux, et bien sur, je m’enrichie des dernières pratiques professionnelles du web.

Or c’est justement ici que le bas blesse. Soit mon réseau est monomaniaque, soit il y a de quoi s’inquiéter, car si l’on en croit ce que l’on entend (sic), le monde de web est totalement dichotomique. Il y aurait d’un cote les agences (de publicité, de communication) et de l’autre cote les clients. Plus grave encore, un fil tendance sous entend que les clients n’y connaissent souvent rien.

Selon cette vision des choses il y a d’un coté les communiquants et de l’autre cote ceux qui cherchent à communiquer. Et c’est un peu réducteur. Je me demande souvent quelles sont mes compétences, ce que m’ont appris mes professeurs et ce que j’en fais, comment je transforme un ancien étudiant en jeune professionnel, et dans quelle direction. Sur le ton de la plaisanterie, on peut dire que je suis bon à faire travailler les autres. Plus sérieusement que je suis un gestionnaire. Comment ça c’est pas glamour ? Vous préférez sans doute le terme manager…

Qu’est ce que je sais gère alors ? Un peu de tout, de la finance aux gens, de la comptabilité aux statistiques de fréquentations d’un site web, de la stratégie commerciale aux tactiques de communication. Je suis modelable, c’est normal, j’ai 23 ans. Rien n’est fini. Avec de la chance je serai un jour très bon dans un domaine, dans le cas contraire je ne serais pas bon à rien, mais mauvais à tout.

Pour l’instant mon dada c’est le web. Et sa gestion. Son management. Il ne doit pas être différent de ce qui se faisait avant la naissance sémantique du www, il doit être transposé.

Rien ne se perd rien ne se crée, tout se transforme disait Lavoisier. Nous n’inventons rien, nous innovons.

Je reviendrai avec plus de détails dans la semaine si le sujet vous plait. Nous parlerons d’Intelligence Économique, de l’évolution des modèles d’organisation, du futur, et absolument pas des agences.

girl-and-fire

Bookmark and Share

The Walkman® Anectote

Posted on | avril 27, 2009 | No Comments

Non, ce n’est pas le nouveau titre d’un épisode de The Big Bang Theory dans lequel Sheldon brancherait le vieux lecteur de cassettes portable de Leonard sur le chat du voisin pour soigner son arthrite. Ce qui suit est simplement une histoire de tonton Simon, entendu je ne sais plus dans quelle obscure salle, et dont la véracité n’est pas vérifiée. Seule la morale compte de toutes façons.

Bref, dans les années 80, surfant sur la vague du marketing participatif, la marque Japonaise Sony faisant venir dans une usine (ou au moins des locaux officiels) un groupe de jeunes triés sur le volet pour leur présenter la nouvelle version du Walkman®, et bien sur, récupérer leurs impressions.
L’objet de notre propos ici est particulièrement une question posée:

Quelle couleur de Walkman® préférez-vous?

Surprenamment, la réponse majoritaire était le Jaune. Oui, le Jaune.

Pourtant, en fin de journée, alors que l’on proposait aux jeunes de prendre un appareil en forme de remerciement, tous ou presque n’hésitèrent pas et porterent leur choix sur le… Noir.

Quand on pose des questions en Marketing, il y a les réponses… et la réalité des choses. L’être humain est relou.

madoff

Bookmark and Share

Jeunesse à la con

Posted on | avril 16, 2009 | 2 Comments

J’ai pensé que ce serait pas mal d’arrêter de vous saouler avec le décorticage des nouvelles technologies et des moyens d’entrer dans votre cerveau pour en extraire la véritable substantifique moelle, celle qui est directement reliée a votre démocratique vote, votre porte monnaie, ou, demoiselles, votre culotte.

Un court post donc pour rebondir sur l’article du monde, qui titre, choquant:

51,3 % : la proportion de jeunes qui ne s’intéressent ni au musée, ni au théâtre, ni à l’opéra

Un superbe travail markéting des bénévoles de l’association Jeunesse ouvrière chrétienne, qui ont tout de même interrogé 7 433  petits cons jeunes âgés de 13 à 30 ans révèle en effet que seul le cinéma est encore plébiscité, mais que l’on ne fait plus ni sport, ni peinture avec ses doigts.

J’appartiens donc a la minorité, celle qui aime le théâtre, l’opéra,  aller dans des musées, faire du tennis et du roller, lire des livres en papier, cuisiner des asperges à la vapeur  avec de l’huile de truffe et du parmesan. Merci Maman, merci Papa. Peut être est-ce aussi que VOUS vous intéressez a tous ces sujets que je suis comme ça aujourd’hui…

Parce que le même sondage dans les années 50, sur l’ensemble de la population, il aurait été drôle.

D’ailleurs j’aimerais beaucoup que les bénévoles de l’association Vieillesse ouvrière chrétienne nous sortent le pourcentages de nombre de vieux qui ne s’intéressent ni a Twitter ni a MSN ni a Facebook si a Skyblog ni aux cunillingus…

Je n’ai qu’une chose à dire… LOL

Bookmark and Share
keep looking »