Vital Randoms

Le blog de Simon Talvard-Balland

Des mots dans votre site ? Juste un nuage s’il vous plait.

Posted on | juin 19, 2008 |

Je suis persuade que les Tag Cloud seront un outil important du Web Marketing de ces prochaines années. Je suis aussi d’accord avec tous ces gens qui disent que ça ne sert pas a grand-chose quand ils sont mal utilisés. J’ai d’ailleurs supprimé celui qui trainait ses guêtres sur ce blog, pouilleux, qui n’avait pas évolué d’un poil depuis trois semaines. J’aime pas quand les caleçons sales trainent par terre.

Je dois aussi vous avouer que, malgré mes recherches, je n’y comprends pas grand-chose…

Qu’est ce qu’un Tag Cloud alors, ou pour les amoureux transis de la langue de Molière, un Nuage de Mots ?

D’abord et en premier lieu, c’est un code informatique plus ou moins compliqué, qui permet de générer une petite liste, souvent dynamique, des mots présents dans une page web. Ceux redondants sont écris en plus gros, ceux qui ne reviennent pas sont soit tout petits, soit absents. Evidemment les je, un, le et compagnie ne font pas partie de la liste sinon ça devient n’importe quoi. Le tag cloud permet donc d’abord de donner un aperçu de quels termes sont les plus utilises dans un site web et donc, de voir en un seul coup d’œil de quoi on parle ici.

Ensuite le nuage a une influence en matière de Mots clés (ou clef). Je vous ai raconte hier comment, même a toute petite échelle, s’amuser un peu avec et avec Google. Si votre nuage de mots est bien fait, il permet de voir tout se suite quels mots clés reviennent souvent et sont susceptibles de vous permettre un meilleur classement sur Google. Cela peut servir par exemple si vous souhaitez vous positionner dans les liens sponsorises de Google, paid search, ou si vous voulez orienter le contenu de votre site différemment pour être mieux classe avec d’autres mots clés. Il devient alors un outil marketing simple, pas révolutionnaire, mais sympathique. Et puis c’est joli, et puis c’est rigolo.

Ça se complique après.

Les mots du nuage sont fréquemment hypertextes. C’est-à-dire que l’on peut cliquer dessus, et ce faisant on atterri sur une page internet, choisi par la personne ou machine qui a créé le code. Or le classement d’un site sur Google provient à la fois du contenu, de sa fréquence de changement sur les pages du site, et du nombre de liens, entrant et sortant de ses pages. Un nuage bien codé permet donc de développer ces liens, et ce faisant, améliore les résultats organiques du site internet sur les moteurs de recherches. La fréquentation augmente.

La vraie blague c’est que Tag dans la langue de Shakespeare, ne veut absolument pas dire Mot mais Etiquette. Et les Tag, ce sont des Metadata, des termes associés à des morceaux de contenu ou d’informations diverses, qui permettent de les décrire rapidement pour les moteurs de recherches et autres machines informatiques qui ne parlent pas le même langage que nous, qui se savent pas rire ni faire l’amour. Chaque Tag dans un système donné équivaut pour l’ordinateur a un contenu spécifique. Cette forme d’étiquetage, reliée encore une fois à ma théorie du rangement d’internet, s’est popularisée avec l’inflation du Web 2.0, et est au cœur de la prochaine révolution qu’on nous prépare, moins spectaculaire que la fin de siècle de Bertrand Cantat : le web sémantique.

En allant très vite, le web sémantique est un ensemble de technologies qui sont sensées permettre a l’internet (et ses outils-composantes) de comprendre et de répondre précisément aux requêtes de ses utilisateurs, que ceux-ci soient des humains ou des robots, en utilisant un système de metadata formelles, comme les Tag, et le sens réel des informations données. Un internet qui serait alors plus intelligent, plus simple d’utilisation surtout, plus interactif encore, plus fou.

Quand on arrive a ce point, on est plus très très loin de I, Robot. Quand on arrive a ce point j’ai les neurones qui commencent à chauffer, les mots se mélangent entre mon anglais technique assez mal assuré et mon français qui a du mal a effectuer les traductions dans un sens comme dans l’autre.

Les Nuages de mots peuvent donc servir a des choses beaucoup plus complexes que ce que l’on veut bien croire. Ils peuvent permettre de détailler énormément l’analyse des donnes récoltées grâce aux outils de Web Analytics, de drill down ces data, afin de fournir aux services marketings et publicitaires des messages précis quand au comportement des potentiels clients. Pas pour les manipuler par la suite, mais pour pouvoir leur apporter une offre personnalisée, qu’ils ne pourront finalement, simplement pas refuser tant elle sera conforme à leurs besoins.

Mais encore faut il que ces nuages soient interactifs, changeants avec le site, totalement automatisés mais pouvant aussi être affines manuellement par les webmasters, proposant des liens pertinents.

Pour l’instant donc, si vous n’avez comme moi pas la possibilité technique de créer un tel code, inutile d’aller sur Wordle ou autre chose, c’est que du gadget. D’ici la, moi je vais aller faire une bise a Asimov.

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