Cape Cod, la Nature et les Phoques
Posted on | août 7, 2008 |
Louons une voiture sur Broadway, au croisement de la 8e rue. Le prix augmente significativement au fur et à mesure que l’on vérifie mon âge, que l’on arrive pas à contacter la banque pour savoir si mon assurance est effective.
Mangeons des Fishs & Chips succulents à Harvard, posons nous dans le campus, inclinons le siège de la voiture pendant que les filles font des affaires du siècle. Testons l’orage puis la pluie, drue et puissante de Nouvelle Angleterre, mais le charme et toujours présent. Garons-nous.
Visitons, encore une fois et avec le même plaisir les quartiers désormais connus, constatons la fermeture définitive de la boutique Diptyque, mangeons un yoghourt glacé au Oatmeal Cookie, marchons encore. Trouvons fatigués une pizzeria dans South End et pendant que tous reprennent des forces, allons chercher la voiture.
Roulons encore, sans hésitation dans une ville qui n’est pas la mienne mais trouvons parfois notre route grâce au Dodge bleu sur la gauche. Perdons-nous avant le Motel mais arrivons quand même. Dormons profondément dans un King Size Bed malgré le froid ambiant du à la seule climatisation.
Repartons au matin après quelques donuts partagés et un jus d’orange, café, thé ou smoothie. Regardons la banlieue par les fenêtres, les golfs et les lacs, les maisons plus ou moins belles, toutes en bois encore. Passons le pont qui relie Cape Cod au dessus de la rivière. Tout droit, jusqu’à Chatham.
Au bord de la mer, voyons le ciel se découvrir, presque pour nous. Marchons dans le sable au milieu des mues de limules, les crabes fer à cheval (Horseshoe Crabs) et des algues rapportées. Constatons avec désespoir que le bateau qui emmène les touristes voir les phoques est rempli jusqu’au soir. Retournons sur le sentier de la réserve sauvage un peu triste, mais c’est beau, et il fait bon.
Remotivons nous pour chercher un bateau, en trouvons un plus simple, qui ne nous emmène que sur le bord de l’océan, de l’autre cote du lagon. We Might see Seals. C’est encore plus beau. Goutons l’eau mais l’atlantique nord rappelle de trop le Titanic par sa température. Plongeons quand même, pas tous. Apercevons une tache brune dans les rouleaux, puis une tête à moustache toute surprise qui regarde Nana avant de replonger dans la vague. Ce sera lui, notre phoque de South Beach. Restons un peu sous le soleil de cette fin d’après midi, reprenons le bateau après avoir profité du calme. Rencontrons un observateur d’oiseaux canadien qui nous indique un restaurant.
Reprenons la voiture, buvons un coca avec des chips dans le village, roulons un peu. Touchons au but à Orlean, au Lobster Claw, dévorons des Palourdes Américaines marinière et du Haddock frais sauce au Homard de Newburg puis une Blueberry Pie.
Constatons que le chemin du retour est long, qu’il fait plus chaud à New York, plus sale et plus bruyant. Trouvons une place juste devant l’appartement, rentrons, prenons une douche, dormons.
Rendons la voiture avant 8h12.
