Internet c’est avant tout une histoire de fils
Posted on | septembre 30, 2008 |
On en est loin.
Certes si je n’ai pas encore d’Iphone c’est pour des raisons de priorités dans mes budgets mensuels, et il s’agit d’ailleurs d’un problème qui sera règle d’ici peu.
Mais la petite machine n’est pas la panacée cependant : le réseau téléphonie mobile aux Etats-Unis est pitoyable, on ne capte pas d’un brin dans le métro, ni dans les gros buildings, parfois même en changeant de rue, sans parler de la campagne. Le wifi n’est pas universel et de plus il est décrié comme étant potentiellement nuisible à la santé. Je ne parle même pas des téléphones portables « traditionnels » dont les bienfaits thérapeutiques sont vantés par Francis Pisani…
On bosse tout les jours avec internet, on rentre à la maison et on se connecte souvent de suite, presque tous les jours en tout cas. Quand ça marche tout va bien, on ne s’aperçoit même plus que notre ordinateur a gardé en mémoire notre clé wep que l’on a renommée jadis, le temps passe vite. On ne se rend même plus compte que c’était normal il y a quelques années que les vidéos sur Youtube ou Dailymotion coupent en plein milieu pour charger pendant 10 minutes.
Sauf que des fois, c’est le bug. Le blackout. Parce que le prix du cuivre a explosé et que des petits malins ont piqué les câbles téléphoniques qui reliaient la maison de la campagne au monde civilisé. Pourtant on avait mis le wifi… dans la maison. Des fois aussi c’est le modem/la boxe qui explose, le réseau téléphonique qui est merdeux, la pluie, le vent, un ragondin qui a fait péter les plombs…
Ainsi ma Môman ne lit plus ce blog depuis plusieurs semaines. Une histoire de fils.
Et si on était un peu terroriste sur les bords, sans tuer personne, on aurait juste besoin de quelques informations, clés et petits explosifs. Peut être même qu’une bonne pince et un pied de biche suffiraient pour priver tout la France de Free de réseau, mais aussi Orange, Neuf Telecom SFR…
Un petit tour dans le Sentier ?
On continue pourtant, un peu comme une fuite en avant, on surfe la vague du progrès sans se rendre compte que le bel immeuble en verre qui s’élève chaque jour un peu plus haut est construit sur des fondations en terre battue.
“On” est un con.