Entreprendre en temps de Crise
Posted on | octobre 1, 2008 |
Et il faudra t’y faire, ma fille.
Les enfants qui ont grandi dans les années 70 puis 80 ont été nourris de l’espoir que les choses allaient s’arranger bientôt, que le sida allait finir par être soigné et que la croissance reviendrait. Le pire c’est qu’ils y croient toujours.
Mais nous, la génération Y, nous avons surtout appris à aimer le monde comme il est aujourd’hui, incertain mais magique. Passant du global au permanent, on discute en rentrant de boite à 6h du matin à Tokyo avec un Montréalais qui se prépare à sortir au restaurant, alors qu’en Europe de l’est il est l’heure du déjeuner, qu’en Australie c’est l’été, on va a la plage, et que l’on planifie a Vienne un week end au ski.
On a tous eu droit à des capotes pour nos premières fois, mais ça valait le coup quand même, et l’universalisation d’internet vaut bien l’invention de la machine à laver.
A cet automne 2008, les bourses ne coulent pas, les gens ne sautent pas des fenêtres de Manhattan, mais quelques cons s’amusent à faire des parallèles avec un certain Jeudi noir en 1929. On sent simplement un flottement… Un réajustement des choses peut être.
La blogosphère bruisse aussi, mais le son qui arrive à mes oreilles est quand même plein d’espoir. Les entrepreneurs s’encouragent, se parlent entre eux. Jasons Calacanis crie au loup, 80% des startups vont disparaitre, Google fait mine de plonger de $200 a la clôture mais c’était une blague de l’ordinateur central, mais en substance, l’optimisme a la vie dure.
Francis Pisani n’est plus tout jeune, mais il a du le rester dans sa tête puisqu’il cite Dean Takahashi, affirmant que chez lui, dans la Silicon Valley, il y a encore des gens pour parier sur des aventures prometteuses et risquées…
Le Tecrunch France, que je critique si souvent, soutient par un beau billet d’Ouriel Ohayon que le marché à besoin de purger ses défauts et le consommateur à besoin de plus de clarté (ouai enfin il a écrit clareté mais on n’est pas a une faute d’orthographe près, et vu l’état de ces pages, je ne vais pas faire le malin).
Le plus beau billet est à mes yeux celui de Pierre Chappaz, en pleine polémique sur Wikio, la propriété intellectuelle et les techniques de search marketing qui nous parle du virus d’entreprendre, qui donne la pêche, le sentiment excitant de la création et du risque, de l’aventure humaine. Mais entreprendre c’est aussi du stress, il faut savoir résister aux doutes comme aux agressions. Pour entreprendre, il faut de l’oxygène!
De l’idée a l’opportunité, il y a un monde, une étape qui se provoque mais rien n’est une garantie. Donner le premier coup de dent de son envie de croquer le monde, c’est peut être demain, et la crise si tu m’entends, je t’encule.
Oui, je recherche des investisseurs, pour investir dans moi.