Vital Randoms

Le blog de Simon Talvard-Balland

Retour sur les Nuages de Mots et le Président des États Unis d’Amérique (que Dieu lui vienne en aide)

Posted on | janvier 21, 2009 |

Mon ami Joël laissait ce matin un court billet plein de choses intéressantes. Notamment cet outil du New York Times qui permet de visualiser les mots clés récurrents des discours d’investiture des présidents des États Unis d’Amérique depuis l’indépendance.

On remarque par exemple que:

  • George Washington (1789) a lancé la mode des termes Government, Country et Public, au moment ou la nation se formait. Ce qui est drôle c’est que les présidents républicains du XXe siècle ont beaucoup évoque les mêmes mots, potentiellement pour des raisons différentes.
  • James Madison (1813, pendant la guerre contre les Indiens Creeks), Abraham Lincoln (1865 a la veille de la fin de la guerre de sécession) emploient en premier lieu le terme War, tandis que Woodrow Wilson (1917, avant l’entrée en guerre des États Unis) préfère utiliser Purpose et Action, que Franklin D. Roosvelt (Janvier 1941, avant Pearl Harbor) reste très National, et que la guerre du Vietnam n’est même pas évoquée: tout jute Richard Nixon parle-t-il de Peace en 1969 et 1973.
  • Les présidents démocrates, comme le dit Joël, parlent surtout de la Nation, depuis Theodore Roosevelt en 1905. Son cousin préférait National, Help et Leadership, rapport au New Deal, en 1933. Mais certaines exception républicaines affectionnent comme Barack Obama le même mot Nation: Eisenhower en 1957, Bush père en 1989.

J’aime assez le fait que Bill Clinton ait insisté sur le terme World, comme un symbole de la mondialisation en marche en 1993, et les idées d’un glissement d’une guerre froide vers une guerre économique.

Quand au nouveau président, il avait en termes de mots clés un discours très convenu, démocrate et classique. Pourtant en ressortent quelques termes (surlignés en jaunes dans l’outil) qui caractérisent l’espoir de changement qu’il représente: Generation, Crisis, Women.

Juste des mots. Mais quand même.

Cette investiture était comme toutes les cérémonies officielles, longue, lente et limite ennuyeuse: la blague du stylo d’Obama et l’œuf de Pâques d’Aretha ont quand même permis des rebonds d’attention. D’ailleurs ce n’est pas lui qui s’est planté dans les termes, c’est l’officier (source Sam-ONU). Vous avez tous regardé de toutes façons.

Et, évidemment, le Mash Up CNN-Facebook, qui m’a tenu excité toute la journée. J’ai d’ailleurs fait un petit bilan chiffré ici….

Voila.
God Bless You All, and God Bless America.
Et gros bisous.

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