Le Géographe et le Web
Posted on | mars 16, 2009 |
Représenter le monde qui nous entoure est quand même quelque chose qui rassure. Et être rassuré par le monde qui nous entoure est quelque chose d’essentiel pour l’homme. Mais ce n’est pas magique. C’est long, c’est compliqué.
D’après la BNF, des figures topographiques apparaissent sur les parois de la grotte de Belinda, en Italie du nord 2 000 ans avant Jésus. Certains chercheurs y voient l’ancêtre du cadastre. Bon. Les premières « cartes » proviendraient, oh surprise, de Mésopotamie. Genre des plaques de terre cuite composées vers l´an 2500 avant Jésus et représente la vallée d´un fleuve ou d’autres choses bien cool. Y a même des photos.
Mais bon, après ces ébauches, ce sont surtout les Grecs et les Romains qui ont vraiment lancée la mode science de la cartographie. Franchement, y a du progrès. Mais on est encore loin de Google Maps non ?
Vous allez me dire, « mais pourquoi tu nous parles de ça Simon ? Ça fait une semaine que tu blogges plus et tu reviens nous saouler avec l’histoire du petit prince chez le géographe. » En fait, c’est encore une fois, une analogie (vous vous en doutiez).
Parce que si je regarde le dessin de l’internet par Tim Berners-Lee, le 13 mars 1989 (merci a Francis Pisani), je ne peux m’empêcher de penser aux anciens, a la terre plate et aux éléphants qui la soutiennent.
Alors plutôt qu’un long discours, l’analogie en quelques mots la voici :
Nous ne serions qu’au moyen âge de l’internet, et le web reste un continent méconnu :
Il est encore impossible de connaitre avec précisions de nombre de site web – villages, difficile de ne pas discuter les données des outils d’analyse de trafic (les cookies désactivés, les multiples visites, les différentes machines fausse la donne…)
Comme pour la géographie pourtant, ce ne sont pas les savants qui feront avancer les choses, mais plutôt les hommes de terrains, ceux qui vont jour après jour découvrir les nouvelles espèces qui peuplent l’espace online, et qui les répertorieront. Ensuite seulement viendront les géographes.
« Ce n’est pas le géographe qui va faire le compte des villes, des fleuves, des montagnes, des mers et des océans. La géographe est trop important pour flâner. Il ne quitte pas son bureau. Mais il reçoit les explorateurs. Il les interroge, et il prend note leurs souvenirs. » (ah, le Petit Prince…)
Fumeux mon point ? A approfondir en tout cas, et encore, attendez que je commence à vous parler de mes théories sur l’influence du Web et de ce que les anglophones appellent l’Intelligence dans les renouvèlements du management moderne…
Plus je l’explore, plus je l’aime, le Web.


